Alarme sociale : retour sur la réunion tendue avec la direction.

Publié le 26 juin 2025 à 13:36

La réunion qui s’est tenue hier entre FO et la direction du dépôt a rapidement pris une tournure inattendue. Dès les premières minutes, la directrice a présenté un document affirmant que notre représentant ne serait plus habilité à déposer d’alarme sociale depuis 2023.

Une affirmation surprenante, alors même que plusieurs alarmes sociales ont été organisées depuis cette date sans qu’aucune contestation n’ait été formulée auparavant.

Une remise en cause soudaine du rôle syndical

Selon la directrice, le mandat actuel serait limité au rôle de représentant du personnel (article 21 de l’OM), ce qui empêcherait de déposer une alarme sociale.

Pourtant, jusqu’à présent, aucun directeur — y compris elle-même — n’avait jamais remis en question ce droit.

Pour rappel, une alarme sociale avait notamment été déposée en juin 2025 afin d’obtenir des mesures concrètes face aux fortes chaleurs :

  • distribution de gourdes

  • brumisateurs

  • ventilateurs

  • augmentation de la climatisation

Les propositions de la direction

Face à cette situation, la direction a proposé deux options :

  • Refaire une alarme sociale, avec un nouveau délai de 5 jours

  • Transformer l’alarme sociale en simple audience, sans garantie de compte rendu écrit

Lorsque la question d’un compte rendu officiel a été posée, la réponse de la directrice a été pour le moins surprenante :

« Je verrai après ce qui se dit si je fais un écrit ou pas. »

Pour un sujet aussi sérieux concernant les conditions de travail, refuser d’acter sa position par écrit pose un réel problème de transparence.

Face à cette situation, la délégation FO a décidé de mettre fin à la réunion et de quitter la salle.

Une direction qui minimise les vrais problèmes

Cette attitude interroge d’autant plus que la direction connaît parfaitement les difficultés rencontrées au dépôt :

  • l’accueil

  • l’organisation REL

  • le service des feuillistes

  • la qualité des conditions de travail des machinistes à PAES

Pourtant, selon plusieurs retours, le discours tenu auprès de Belliard et du siège laisse entendre que les problèmes viendraient principalement des machinistes.

Un récit qui ne correspond pas à la réalité vécue sur le terrain.

L’exemple des ADUM

Un exemple récent illustre ce décalage.

Un message a été diffusé sur les écrans des dépôts :

« Les ADUM ne sont pas faits pour donner de la monnaie. »

Le message laisse entendre que les difficultés viendraient de l’usage fait par les machinistes.

Or la réalité est toute autre : la caisse était simplement fermée pendant tout le mois d’août, les deux agents chargés des CA étant en vacances simultanément. Aucun entretien des machines n’a été réalisé durant cette période.

La réponse de FO

Face à cette situation, FO refuse toute discussion sans trace écrite.

Le syndicat a donc décidé de relancer officiellement l’alarme sociale.

Conformément aux règles internes de la RATP, la direction devra désormais recevoir les représentants dans un délai maximum de cinq jours.

La mobilisation continue

Pour FO, cette affaire ne fait que commencer.

La mobilisation se poursuit et les actions engagées commencent déjà à se faire sentir.

Les 59 minutes de grève ont déjà envoyé un signal clair.
Et ce mouvement pourrait bien marquer le début d’une mobilisation plus large.

La direction est désormais prévenue.

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