Nuiteux à PAES : retour sur un mois de tensions autour des services de nuit.

Publié le 25 novembre 2025 à 12:31

Depuis plusieurs semaines, la question des services de nuit à PAES suscite de nombreuses interrogations parmi les agents. FO revient ici sur les éléments qui ont marqué ce dossier et sur les échanges intervenus avec la direction.

Une demande simple : reconnaître le travail de nuit

Au départ, la revendication portée était claire :
les agents qui effectuent des services de nuit depuis des années doivent continuer à être reconnus comme tels, notamment dans le cadre du calcul de rémunération.

Pour FO, il s’agit d’une question de cohérence et de respect des parcours professionnels :
les agents qui ont assuré ces services pour le fonctionnement du centre ne doivent pas perdre cette reconnaissance du jour au lendemain.

Des modifications dès décembre, avant ALF2

Un premier point soulevé concerne les changements intervenus dès le mois de décembre, alors que le logiciel ALF2 devait normalement entrer en service au 1er janvier.

Selon plusieurs agents, des situations ont été constatées :

  • modification de certains services,

  • retrait de services de nuit pour certains agents habitués à ces horaires,

  • désorganisation de certains plannings.

Ces évolutions ont été perçues par certains comme un signal inquiétant sur l’avenir des services de nuit.

Le rôle réel d’ALF2

La direction explique régulièrement que le nouveau système ALF2 permettrait de répartir différemment les services, notamment en incluant des services se terminant après 22h.

Cependant, selon les échanges techniques évoqués lors des discussions :

  • ALF2 classe automatiquement certains services,

  • mais les services se terminant après minuit restent attribués manuellement par les feuillistes.

Autrement dit, le logiciel ne serait pas l’unique facteur expliquant la disparition de certains services de nuit.

Une proposition faite à la direction

Face aux difficultés constatées, une proposition a été formulée :
confier la gestion manuelle de certains services de soirée ou de nuit aux feuillistes, notamment pour les services commençant à partir de 18h.

L’objectif aurait été de garantir que :

  • les agents habitués aux nuits puissent conserver ces services,

  • les changements ne se fassent pas sans leur accord,

  • et que la période de calcul de rémunération ne crée pas de situations injustes.

Cette proposition n’a finalement pas été retenue par la direction.

Le débat juridique autour du travail de nuit

Le dossier a également soulevé des questions juridiques concernant la définition du travail de nuit.

Plusieurs textes sont régulièrement cités dans les discussions, notamment dans le Code du travail, qui définit la période de nuit entre 00h et 05h et prévoit certains critères pour qualifier un travailleur de nuit.

Ces références juridiques alimentent aujourd’hui les débats sur la reconnaissance des agents concernés.

Un sujet qui divise les organisations syndicales

Les échanges autour de ce dossier ont également donné lieu à des divergences d’interprétation entre organisations syndicales.

Certaines analyses considèrent que le système ALF2 est au cœur du problème, tandis que d’autres estiment que les décisions d’organisation prises localement jouent un rôle déterminant.

Ces désaccords témoignent de la complexité du dossier et de ses enjeux pour les agents concernés.

Une situation toujours suivie par FO

Pour FO, la priorité reste de défendre les agents concernés et de veiller au respect des droits liés au travail de nuit.

Le syndicat indique poursuivre son travail de vérification et d’analyse afin de clarifier la situation et éviter que des agents perdent des droits ou des conditions de travail établies depuis longtemps.

Dans ce dossier comme dans d’autres, FO affirme vouloir continuer à s’appuyer sur les textes et sur la réalité du terrain pour défendre les agents.

🔴⚫️ FO PAES – Le terrain avant les discours.

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