Face aux nombreuses interrogations des agents, FO est allé rencontrer l’encadrement ce matin afin d’obtenir des explications précises sur la situation actuelle au centre.
Plusieurs éléments permettent aujourd’hui de comprendre le contexte et les difficultés rencontrées ces derniers jours.
Une situation de sureffectif inhabituelle
Actuellement, le centre fait face à un sureffectif important.
Cette situation s’explique notamment par le fait que de nombreux agents sont revenus d’arrêt maladie en pleine période de calcul de rémunération.
Dans le même temps, le système ALF2 a attribué tous les services disponibles, y compris à certains intérimaires, ce qui n’aurait pas dû se produire.
Pour les agents en roulement, il est également précisé qu’il n’est pas nécessaire de remplir ALF2 s’ils souhaitent simplement suivre leur cycle normal.
Un exemple concret de la situation
Au départ, environ 260 agents n’avaient pas été servis pour le mois de janvier.
Mais avec les nombreux retours d’agents, il ne reste aujourd’hui qu’une trentaine de services réellement disponibles par jour, ce qui explique les tensions actuelles sur l’organisation.
Les décisions prises
Plusieurs décisions ont été actées afin de corriger la situation :
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Les services attribués aux intérimaires seront supprimés, car ils ont été servis par erreur.
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Les services récupérés seront redistribués aux agents selon leurs souhaits.
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Les agents n’ayant aucun service recevront des affectations au fil de l’eau, en fonction des disponibilités.
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Pour les nuits de la liste, la commande de service pourra positionner des CP sur des services après minuit.
Un point important concernant les mouvements de grève
Pour le moment, ALF2 devrait rester en place au moins jusqu’au mois de février.
Cependant, la situation actuelle crée une configuration particulière.
Aujourd’hui, environ 260 agents sont en surplus par rapport aux services disponibles.
Dans ce contexte, si par exemple :
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150 machinistes se mettent en grève,
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et 100 autres sont absents pour diverses raisons,
les services libérés pourront être redistribués aux agents non servis.
Autrement dit, la direction peut récupérer ces services et les réaffecter, ce qui limite fortement l’impact d’un mouvement.
Le risque serait alors double :
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perte de salaire pour les agents en grève,
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réduction du sureffectif pour la direction,
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et impact limité sur l’activité du centre.
Les propositions avancées par FO
Afin de trouver une solution plus adaptée à la situation actuelle, FO a proposé plusieurs pistes :
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la mise en assurage selon les horaires souhaités par les agents,
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le retour à une programmation ED / ALM à l’ancienne, en double.
Ces solutions permettraient notamment :
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aux agents de s’organiser sur janvier avec des horaires d’assurage correspondant à leurs préférences,
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ou de rester au dépôt dans ces horaires tout en étant rémunérés.
L’importance d’une stratégie collective
Pour qu’une mobilisation ait un impact réel, les estimations indiquent qu’il faudrait au minimum 400 agents en grève sur les deux dépôts.
En dessous de ce seuil, l’effet pourrait être limité et risquerait surtout de pénaliser financièrement les agents sans véritable impact pour la direction.
Une situation à analyser collectivement
Dans ce contexte, FO estime qu’il est essentiel de réfléchir collectivement à la stratégie à adopter.
Une action mal calibrée pourrait entraîner :
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une perte financière pour les agents,
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tout en facilitant la gestion du sureffectif pour la direction.
FO continuera à suivre la situation et à tenir les agents informés des évolutions afin que les décisions prises reposent sur des éléments clairs et une réflexion collective. 🔴⚫️
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