Lors de l’alarme sociale du 27 janvier consacrée aux convenances personnelles, un épisode survenu pendant la réunion mérite d’être rappelé.
L’objectif de l’intervention de FO était simple : demander que la liste des documents exigés pour les demandes de convenances personnelles soit clairement définie et écrite.
L’idée est que tous les agents sachent précisément quels justificatifs fournir, afin d’éviter toute interprétation ou décision arbitraire.
Un exemple évoqué en réunion
En réponse à cette demande, la RRH a pris l’exemple d’un agent ayant fourni une ordonnance concernant son enfant en situation de handicap afin de justifier sa demande.
Cet exemple a été évoqué devant l’ensemble des participants, sur un ton perçu comme ironique et moqueur.
La RRH a ensuite ajouté :
« Moi aussi j’ai un enfant handicapé et je n’ai pas besoin de convenances personnelles. »
Une comparaison qui pose question
Cette comparaison soulève une difficulté évidente.
Comparer la situation d’un cadre, disposant souvent :
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d’une organisation de travail plus flexible,
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de possibilités de télétravail,
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d’horaires généralement fixes,
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et de week-ends non travaillés,
avec celle d’un machiniste, qui travaille :
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sans télétravail,
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en horaires décalés,
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avec travail le week-end,
-
avec des amplitudes variables,
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et des prises de service très tôt le matin ou tard le soir,
revient à comparer deux réalités professionnelles profondément différentes.
Les machinistes ne disposent ni de la même flexibilité organisationnelle, ni des mêmes possibilités d’adaptation de leur emploi du temps.
Une incohérence dans le discours
Une autre contradiction a été relevée durant cet échange.
D’un côté, il est demandé aux agents de fournir des justificatifs parfois très personnels, tout en leur indiquant qu’ils ne doivent pas « raconter leur vie privée ».
De l’autre, un exemple personnel est utilisé en réunion pour relativiser la situation d’un agent.
Ce type de comparaison interroge sur la manière dont les situations individuelles sont abordées dans le cadre du dialogue social.
La position de FO
Pour FO, la question est simple.
Le dialogue social ne doit pas consister à comparer les situations personnelles, mais à garantir des règles claires et équitables pour tous les agents.
Ce que FO demande est précis :
-
des règles écrites,
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des critères transparents,
-
et une application identique pour tous.
L’objectif n’est pas d’ouvrir la porte à des décisions subjectives, mais au contraire d’éviter les jugements personnels.
Parce qu’en matière de conditions de travail, l’équité passe d’abord par la clarté des règles.
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